L’objectif de ce site est de donner aux professionnels de santé les éléments d’un langage commun en matière médico-économique. A cet effet, plus de 200 définitions sont proposées, tant en matière d’économie de la santé que de management de la santé, de statistiques, de démographie médicale ou encore de finances.
Vous accédez aux définitions par liste alphabétique ci-dessus.
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Secteurs d’activité d’importance vitale : mise à jour de la méthodologie

Viennent de paraître au journal officiel, deux arrêtés portant approbation des plans types des plans particuliers de protection et des plans de protection externe des points d’importance vitale ainsi q’un arrêté portant approbation de l’instruction méthodologique d’analyse de risque d’un secteur d’activités d’importance vitale.

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Evolution de la composition de la commission des comptes de la santé

L’arrêté du 4 juin 2018 a fait évoluer la composition de la commission des comptes de la santé. Cette commission analyse les emplois et les ressources du système de santé en vue notamment :

  • d’établir les comptes annuels rétrospectifs permettant d’étudier les différents circuits qu’empruntent les dépenses de santé, les besoins qu’elles expriment, les services qu’elles rémunèrent et les catégories sociales à qui elles bénéficient ;
  • d’évaluer l’incidence du système de santé sur l’économie.

Elle compte maintenant plus d’une soixantaine de membres.

 

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La statut de docteur junior

Le décret n°2018-571 du 3 juillet 2018 crée le statut de docteur junior s’appliquant aux étudiants du troisième cycle des études de médecine, d’odontologie et de pharmacie, assistants des hôpitaux qui accomplissent la phase 3 dite de consolidation de leurs études. Ce décret crée également une indemnité forfaitaire d’hébergement versée aux internes et docteurs juniors lorsqu’ils accomplissent un stage ambulatoire situé dans une zone sous-dense et à plus de 30 km de leur centre de formation.

Ce décret s’applique aux étudiants de troisième cycle qui ont validé l’ensemble des connaissances et compétences nécessaires à la validation de la phase 2 de la spécialité choisie, soutenu leur thèse avec succès et obtenu leur diplôme d’Etat de docteur en médecine (ou en pharmacie pour les étudiants inscrits en biologie médicale). Les docteurs juniors sont affectés par les DG d’ARS. Il exercent des fonctions de prévention, de diagnostic, de soins avec pour objectif de parvenir progressivement à une pratique professionnelle autonome. Ils sont ainsi sous un régime d’autonomie supervisée.

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Les établissements de santé : édition 2018 – DREES

En 2016, plus de 3 000 établissements de santé assurent le diagnostic, la surveillance et le traitement des malades. Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et l’augmentation des pathologies chroniques, les structures hospitalières s’adaptent et modifient en profondeur leurs modes d’intervention et leur organisation.

Les établissements de santé proposent les chiffres clés de ce secteur, qui doit répondre simultanément à des besoins très différents. L’édition 2018 de cet ouvrage détaille, pour l’année 2016, les capacités et l’activité des hôpitaux et cliniques, ainsi que leurs disciplines spécifiques, et décrit leur personnel, médical et non médical. Des éléments de cadrage économique, financier et juridique complètent le panorama.

Cette nouvelle édition s’enrichit d’une présentation synthétique des indicateurs permettant d’apprécier la qualité des soins et la sécurité des patients des établissements de santé. Ces indicateurs sont mis à disposition par la Haute Autorité de santé (HAS).

Source : DREES

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Discours de Madame Agnès BUZYN Ministre des Solidarités et de la Santé – Congrès de l’ANEMF

Madame la Ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, chère Frédérique Vidal, Monsieur le préfet, Monsieur le recteur, Monsieur le Président de l’université, Messieurs les doyens, Madame la directrice générale de l’ARS, chère Christine Gardel Monsieur le directeur général du CHU, Mesdames et Messieurs les professeurs, chers collègues, Monsieur le Président de l’ANEMF, cher Yanis Merad. Chers étudiantes, chers étudiants,

Si nous nous adressons, Frédérique Vidal et moi-même, à des étudiants, avec des envies d’étudiants, c’est également aux futurs professionnels de santé que je veux parler. Vous le savez, notre système de santé est confronté à des évolutions majeures :

- vieillissement de la population et prévalence des maladies chroniques,

- une révolution technologique et numérique avec le développement des technologies « omiques », le développement de logiciels et l’intelligence artificielle, de « bots » pour analyser les images et synthétiser les grandes données de santé permettant ainsi d’aller vers la médecine de précision,

Il faut rajouter à cela le déploiement de la télé consultation et de la télémédecine. Nous devons vous accompagner dans ces évolutions :

- en modifiant nos organisations,

- mais surtout en anticipant les évolutions de notre ressource la plus précieuse : les soignants.

C’est dans cet objectif que j’ai lancé l’un des quatre chantiers de la stratégie de transformation du système de santé : la formation et les ressources humaines, dans une vision :

- longitudinale, du recrutement des professionnels à la recertification ;

- et transversale – j’ai voulu tenir compte de tous les métiers de la santé.

Hier, notre système était très hiérarchisé, on distinguait les professions médicales et celles qu’on appelle encore paramédicales.

- Les uns étaient formés à l’université, les autres non ;

- Aucun temps de formation en commun ne les préparait à coopérer, à travailler en équipe ;

- Les niveaux de compétence et d’autonomie étaient discontinus, sans métier intermédiaire et sans passerelle entre les métiers.

Avec tous les acteurs, nous travaillons à rendre notre système plus fluide, et plusieurs des transformations concernent vos études.

Nous avons lancé avec Frédérique Vidal le chantier de rapprochement, d’universitarisation des formations paramédicales et maïeutiques.

Nous évoquions ce matin les évolutions de l’admission des étudiants en soins infirmiers et leur inscription à l’université.

En l’espace d’un an seulement, nous avons donné naissance au service sanitaire ; nous en avons fait un temps d’acquisition en commun des compétences de prévention et de promotion de la santé.

Félicitations aux équipes de Caen qui nous accueillent ; et qui nous ont montré ce matin comment elles pensaient leurs actions, de façon pluri-professionnelle.

Enfin, avec résolution, et par la concertation :

- nous avons mené à bien le chantier de définition des compétences et des formations d’infirmier de pratiques avancées,

- nous avons installé un premier métier, les infirmiers de pratique avancée, pour établir cette continuité des compétences et cette coopération entre professionnels dont les patients, plus que jamais, ont besoin, je pense en particulier aux patients atteints de maladies chroniques. 
Dès l’an prochain, cette formation sera ouverte dans une dizaine d’universités, et probablement en Normandie, puisque les universités de Caen et Rouen ont déposé un dossier commun d’accréditation.

Nous avons évoqué tout à l’heure la révolution numérique.

Hier, le médecin avait en mémoire toutes les connaissances qu’il utilisait ;

- demain, et déjà aujourd’hui, les médecins utilisent en routine de logiciels d’aide à la prescription, d’interprétation d’images ou de signaux.

Quant au patient, il peut proposer en consultation de se connecter, à telle ou telle source d’information qui concerne sa propre maladie, et qu’il a déjà consultée.

- Ainsi, les pratiques professionnelles changent, et le patient est devenu un partenaire à part entière du médecin.

Hier, notre système de santé, notre système de formation étaient fortement centrés sur l’hôpital ;

- aujourd’hui et demain, les Français souhaiteront disposer à la fois de soins de qualité, et du confort d’être chez soi – y compris les patients âgés ou dépendants.

Les études de médecine doivent donc s’adapter à ce nouveau contexte :

- où la coopération entre professionnels est l’élément qui fait la différence dans la qualité de la prise en charge ;

- où le savoir encyclopédique est moins important que la capacité à synthétiser des informations et à nouer une alliance avec le patient, avec son libre consentement, au service de ses propres choix.

Nous devons donc :

- renforcer les connaissances de base, sur lesquelles se construit le regard critique des autres connaissances ;

Nous devons aussi :

- développer l’habileté des médecins à chercher des informations, à les critiquer, à les incorporer à leur pratique, et à utiliser, à concevoir les outils, les logiciels d’aide à l’exercice de la médecine, à coopérer avec d’autres professionnels de santé ;

Nous devons enfin renforcer l’apprentissage et l’évaluation des compétences relationnelles des médecins.

- Lorsque le médecin n’est plus le seul à disposer de l’information,

- lorsque celle-ci est complexe,

- lorsque les choix thérapeutiques sont en grande partie définis par des recommandations…

- …la relation médecin / patient ne disparait pas : elle se recentre au contraire sur ce qu’elle a de plus essentiel, la relation d’un humain souffrant et inquiet, avec un autre humain, disposant des compétences nécessaires pour l’aider à prendre les décisions qui le concernent.

Aristote le disait déjà, je le cite : « Le médecin, qui soigne un malade, ne guérit pas l’homme, si ce n’est d’une façon détournée ; mais il guérit Callias, Socrate, ou tel autre malade affligé du même mal ».

Vous ne soignerez jamais le malade avec un grand M, mais tel ou tel patient, dans sa singularité la plus irréductible, dans sa solitude la plus nue.

C’est avec ces valeurs au cœur, c’est avec ces objectifs à l’esprit, que nous redessinerons la formation du second cycle et l’accès au troisième cycle.

Le second cycle doit permettre l’acquisition des connaissances fondamentales pour tous les métiers de médecin.

Les épreuves classantes nationales ont eu des vertus, indéniablement :

- homogénéiser les référentiels utilisés par tous les étudiants en médecine,

- poser de bonnes questions : « quelle est la recommandation ? », « a-t-elle été actualisée ? »

Je dois vous faire un aveu : ce réflexe, les étudiants de ma génération ne l’avaient pas.

A l’époque, nous nous contentions encore d’assertions, dans le genre de « on considère classiquement que », qui signifiaient, à la vérité, que personne ne savait vraiment.

C’est grâce à la lecture critique d’articles que la médecine fondée sur les preuves est véritablement entrée dans ma vie, et dans le quotidien de tous les étudiants.

Le médecin et la présidente de l’HAS que j’ai été, la ministre que je suis, ne peut que s’en réjouir, et c’est bien pourquoi je place au premier rang de mes priorités la pertinence clinique des soins.

Sans doute devons-nous limiter le référentiel de second cycle, pour y distinguer ce qui est essentiel à tout médecin de ce que tel spécialiste apprendra plus tard, le bloc primaire et le bloc secondaire ;

- mais nous devons préserver l’évaluation nationale des connaissances de base, que chaque Français exige, et est en droit d’exiger de l’interne de premier semestre qu’il est amené à rencontrer.

Le second cycle doit aussi permettre l’acquisition de compétences.

Les principaux gestes doivent être maitrisés, ils doivent avoir été appris en simulation, « jamais la première fois sur un patient » ; et leur pratique doit être évaluée.

Mais les patients attendent aussi de vous un comportement éthique qui les aide le mieux

- à vivre leur situation,

- à prendre les décisions qui les concernent,

- à faire face à des drames parfois terribles.

Un étudiant de fin de second cycle :

- doit savoir expliquer pourquoi un examen complémentaire va être réalisé, si cela va être désagréable ;

- Il doit savoir comprendre que la demande du patient, ou son hostilité, reflète son inquiétude de ce que cet examen pourrait avoir comme résultat ;

- Il doit savoir repérer que lui-même ou un de ses collègues est très inconfortable devant telle situation difficile, et savoir ou trouver de l’aide.

Réorganiser l’accès au 3e cycle, c’est rendre présentes l’acquisition et l’évaluation des compétences cliniques tout au long du 2nd cycle, toutes deux constitueront l’essentiel de la 6e année.

Renforcer l’évaluation en stage, généraliser la formation en simulation, rendra fiable et reproductible l’évaluation de ces compétences et permettra d’en tenir compte dans l’orientation vers les différentes spécialités.

Enfin, nous devons vous accompagner davantage dans la définition de votre projet professionnel.

Le stage de 2e cycle de médecine générale doit être généralisé, c’est-à-dire réalisé par 100% des étudiants de toutes les facultés de médecine ; et nous travaillons à lever tous les obstacles au recrutement de maitres de stage.

Les parcours doivent être personnalisés :

- je pense à ces étudiants, nombreux, qui ont le projet d’un exercice de la médecine générale, en ambulatoire, parfois dans un territoire qu’ils connaissent, ou qu’ils ont découvert au cours de leurs études doivent être confortés dans la construction de ce projet,

- et qui ne doivent, en aucune façon, se trouver entrainés dans un bachotage qui leur en fait perdre l’objectif.

L’admission dans le troisième cycle se fera donc selon une procédure rénovée ; l’Etat gardera la responsabilité de définir, en lien avec les besoins de santé et les capacités de formation, recensés auprès des acteurs des territoires, la répartition des postes d’internes ouverts chaque année par spécialité et par subdivision ; mais chaque étudiant pourra faire valoir trois éléments :

- ses connaissances évaluées en fin de 5e année,

- ses compétences évaluées en fin de 6e année,

- et son profil, défini par un nombre limité de paramètres exprimant la personnalisation de son parcours, et qui deviendra donc un atout, et non plus un obstacle.
Un travail important reste à faire pour préciser les conditions exactes de chacune de ces évaluations, leur prise en compte pour l’accès aux différentes spécialités dans un processus que vous avez baptisé du nom de « matching » – je vous pardonne cet anglicisme.

Mais je ne doute pas que nous trouverons, ensemble, les méthodes qui permettront à l’enseignement de la médecine de mieux servir l’intérêt de futurs patients et des actuels étudiants, dans un système de santé transformé et adapté aux enjeux de la médecine du futur.

Et je suis également convaincue que ces nouvelles voies que nous ferons emprunter à la formation de nos futurs médecins contribueront à améliorer la qualité de leurs conditions de vie tout au long de cette partie essentielle de leur cursus, préalable à leur orientation vers une spécialité et une subdivision pour y réaliser leur 3ème cycle.

- – –

Chers étudiants,

J’aimerais conclure sur trois points.

Lorsque j’étais médecin à Necker, j’ai souvent pensé au professeur Jean Hamburger, qui avait marqué la mémoire de cet hôpital.

Il écrivait, dans son ouvrage La Puissance et la fragilité, que je vous conseille, un avertissement digne d’intérêt, je le cite :

« A vouloir enseigner trop de médecine, on n’a plus le loisir de former le médecin. »

J’ai toute confiance en vos efforts, en nos efforts, pour offrir à notre pays un système de santé de qualité, qui réponde pleinement aux attentes des Français.

Le deuxième point, j’ai pris connaissance avec Frédérique Vidal du dossier de presse que vous avez rendu public le 13 juin dernier sur le statut et les conditions de travail des étudiants hospitaliers.

Des engagements ont été pris pour organiser le suivi des recommandations du Docteur Donata Marra sur les risques psycho-sociaux des étudiants : ils seront tenus.

J’ai également en tête vos demandes sur le besoin d’un meilleur encadrement des gardes : J’ai demandé à mes services de reprendre le dossier.

Plus largement, j’aurai à cœur de mettre mon ministère en situation de cohérence : dès lors que la réalisation de stages hors du CHU devient de plus en plus fréquente, nous devons en tirer toutes les conséquences sur les dispositifs d’accompagnement et de soutien des étudiants, en lien ou non avec les collectivités territoriales

Le troisième point porte sur vos atouts et au premier rang desquels : votre jeunesse :

la jeunesse est l’âge du possible : rien ne doit être trop difficile pour vous, vous devez être capable de toutes les abnégations.

j’aime ces mots de Tristan Bernard : « L’inexpérience est ce qui permet à la jeunesse d’accomplir ce que la vieillesse sait impossible. »

Puissiez-vous les méditer, lors de vos vacances d’été, bien méritées.

Je vous remercie.

Source : MINSAN

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Réforme de la formation des professionnels de santé

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont annoncé ce jeudi 5 juillet deux réformes dans le secteur de la formation des étudiants en santé : l’entrée des étudiants en soins infirmiers à l’université avec la suppression du concours et la rénovation des épreuves pour les internes en médecine.

Dès la rentrée 2019, les étudiants en soins infirmiers seront inscrits à l’université et accèderont aux services universitaires.Les étudiants en soins infirmiers s’engageront pour trois années d’études sanctionnées par le diplôme d’État d’infirmier (diplôme reconnu grade licence). Le nouveau dispositif d’admission en Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) entrera en vigueur début 2019. Désormais, plus de concours mais des voeux formulés sur Parcoursup et une admission sur dossier. 

En savoir plus : PDF Dossier de Presse – Etudiants en soins infirmiers, un pas décisif vers (…) Téléchargement (262.7 ko)

Autre réforme pour les étudiants en médecine avec la rénovation des épreuves classantes nationales (ECN) qui seront remaniées pour les étudiants débutant leur externat (4e année) en 2019. L’examen de fin de 6e année sera remplacé par trois notes : un examen en fin de 5e année qui valide les acquis, un examen en fin de 6e année plus axé sur les aspects cliniques, avec par exemple des épreuves en simulation, et une prise en compte du parcours de l’étudiant, notamment de ses stages.

En savoir plus : PDF Dossier de Presse – Etudes médicales rénovées Téléchargement (297.4 ko)

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Le rapport annuel 2017 de l’Anses maintenant disponible !

Dans un contexte d’élargissement de ses compétences, l’Anses consolide son positionnement pour protéger la santé de tous. Avec un champ d’actions qui touche l’ensemble des expositions auxquelles peut être soumise la population au quotidien, l’Agence confirme ses capacités d’expertise scientifique et sa mission d’évaluation des risques dans les situations d’incertitudes. Un nouveau contrat d’objectifs et de performances avec l’État pour 5 ans, de nombreux travaux et de contributions aux débats publics en matière de qualité de l’alimentation, d’impact sanitaire des substances chimiques, le renforcement des missions de veille sanitaire, l’implication des laboratoires dans la gestion des crises sanitaires…le rapport revient sur tous les temps forts et activités de l’Agence.

L’année 2017 a été marquée par des rendez-vous majeurs auxquels l’Anses a répondu présente. Les Etats généraux de l’alimentation ont été l’occasion de rappeler l’importance de la qualité de notre alimentation et les défis à relever pour l’agriculture de demain. De nouvelles interrogations et controverses à propos notamment, des perturbateurs endocriniens, des pesticides ou encore des nanomatériaux, ont été au cœur de l’actualité, suscitant des attentes toujours plus fortes de la société.

Dans un contexte d’évolution de son périmètre d’action, l’Agence a vu son organisation évoluer pour plus de transversalité entre ses missions de recherche, de référence, d’évaluation des risques, de veille et de vigilances. Par ailleurs, l’Anses a signé un nouveau contrat d’objectifs et de performances (COP) qui structure ses priorités d’action pour la période 2018-2022. Cette capacité d’expertise sur ce vaste champ de risques confère à l’Agence une position centrale qui lui permet de nourrir l’évaluation des risques, d’anticiper les menaces et une réactivité accrue en cas de crise sanitaire.

D’importantes réalisations ont mobilisé l’Agence et ses 850 experts scientifiques externes en 2017 : la reconnaissance des propriétés de perturbation endocrinienne du bisphénol A au niveau européen, de nouvelles recommandations de valeurs limites d’exposition en milieu professionnel, le renouvellement et l’obtention de nouveaux mandats de référence de ses laboratoires, les résultats encourageants de l’exposition des animaux aux antibiotiques ou encore, l’actualisation des repères nutritionnels de consommation alimentaire des Français.

L’Anses a continué en 2017 de renforcer sa capacité à anticiper les risques émergents dans le but d’alerter et de mettre en place des actions adaptées. La montée en puissance du dispositif de phytopharmacovigilance et le lancement d’un nouveau bulletin numérique dédié à la vigilance, Vigil’Anses, illustrent le dynamisme de l’Agence en matière de veille sanitaire. La mise en place d’une plateforme de dialogue sur les produits phytopharmaceutiques permettra en outre à l’Agence d’assurer la tenue d’échanges réguliers avec l’ensemble de ses parties prenantes.

En s’impliquant davantage dans des réseaux de partenaires d’excellence et en multipliant ses collaborations au niveau européen et international, l’Anses conforte son rôle d’acteur majeur en Europe et dans le monde. La mission de coordination du Programme conjoint européen (EJP) One Heath, qui regroupe plus de 40 partenaires de 19 pays européens, en est un exemple.

Pour en savoir plus sur toutes les missions de l’Anses, le rapport d’activité de l’Agence est disponible en ligne, accompagné de rapports d’activité spécifiques aux produits phytopharmaceutiques et biocides.

Source : ANSES

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