L’objectif de ce site est de donner aux professionnels de santé les éléments d’un langage commun en matière médico-économique. A cet effet, plus de 200 définitions sont proposées, tant en matière d’économie de la santé que de management de la santé, de statistiques, de démographie médicale ou encore de finances.
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Analyse de l’activité hospitalière en 2017

Les établissements de santé prennent en charge les patients selon deux modalités principales : des hospitalisations et des consultations externes avec ou sans acte.

Cette analyse porte exclusivement sur les hospitalisations.

En 2017, plus de 3 300 établissements de santé ont traité 12,7 millions de patients, soit un taux d’hospitalisation de 191 patients pour 1 000 habitants. L’activité des établissements se répartit en 4 champs :

  • des prises en charge de pathologies aigües et de courts séjours, dites MCO (médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie),
  • des hospitalisations à domicile (HAD),
  • des soins de suite et de réadaptation (SSR),
  • des soins de psychiatrie.

Il convient de noter qu’en matière d’hospitalisation, plusieurs types de prise en charge existent. Ainsi, les résultats présentés font apparaître ces distinctions. À titre d’exemple, pour l’activité MCO, les séances sont des prises en charge itératives pour des motifs thérapeutiques bien définis (principalement dialyse, chimiothérapie et radiothérapie) et sont réalisées au cours d’une journée. Elles sont donc différenciées des autres séjours hospitaliers. Par ailleurs, l’évolution de l’activité hospitalière entre 2016 et 2017 est impactée par deux effets calendaires : d’une part, l’année 2016 était bissextile et d’autre part, elle comportait 2 jours ouvrés de plus que l’année 2017. Ces effets tendent donc à sous-estimer le taux d’évolution de l’activité hospitalière entre 2016 et 2017, et ce quel que soit le champ d’activité.

Source : ATIH

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Le cumul emploi-retraite des médecins libéraux

Au 1er janvier 2018, près de 10 % des médecins libéraux ou ayant une activité mixte exercent dans le cadre du dispositif cumul emploi-retraite, soit un peu plus de 12 000 médecins.

Le nombre de bénéficiaires du dispositif s’est fortement accru ces dernières années. Les spécialistes conventionnés en secteur 2, et notamment les psychiatres, y ont davantage recours que les généralistes ou les spécialistes de secteur 1.

Au-delà de 65 ans, près de 70 % des médecins encore en activité sont des cumulants. La cessation d’exercice définitive de ces bénéficiaires intervient en moyenne à 69,5 ans, après avoir cumulé revenu d’activité et pension de retraite pendant près de quatre ans. Leurs revenus sont quasiment au même niveau que ceux des actifs non cumulants. La croissance du dispositif d’année en année entraîne un recul progressif de l’âge de fin d’activité des médecins libéraux, qui atteint en moyenne 67 ans en 2017. Néanmoins, les différences d’âge à la cessation d’exercice se maintiennent entre hommes et femmes, généralistes et spécialistes. La fin d’activité intervient plus tardivement pour les spécialistes dans les zones où ils sont nombreux à exercer, ainsi que pour les généralistes dans les zones peu denses. Paris se démarque particulièrement, les médecins y prolongeant leur activité nettement plus longtemps qu’ailleurs.

Source : DREES

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Activité libérale à l’AP-HP : une hausse de 2,2% en 2017

39,4 millions d’euros, soit une hausse de 2,2 % par rapport à 2016, ont été versés à 351 médecins dans leur exercice d’activité libérale à l’AP-HP en 2017. Dans le détail, les actes ont augmenté de 8,8 % alors que les consultations ont baissé de 3,7 %. En moyenne, les honoraires ont atteint près de 112 400 euros par praticien, mais avec de fortes disparités. Sept médecins ont perçu plus de 450 000 euros, mais 130 praticiens ont touché moins de 50 000 euros. 359 praticiens versus 350 en 2016 (6,3 % du total) avaient passé un contrat en 2017 les autorisant à exercer une activité libérale. Au final, celle-ci concerne 42 % des chirurgiens éligibles contre 21 % des praticiens en radiologie/médecine nucléaire et 11 % parmi les spécialités médicales. Concernant la redevance qui frappe les PH qui exercent leur activité libérale, elle s’élève à près de 10,8 millions d’euros en 2017, soit 10 % de plus qu’en 2016. La commission centrale de l’activité libérale a formulé des critiques : « D’importants problèmes de remontées d’informations sur l’activité publique des médecins perturbent la qualité du contrôle exercé ».

Source : Décision-santé.com

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Prévention : le rapport du HCAAM sur la prévention dans le système de soins

Créé par décret du 7 octobre 2003, pérennisé par la loi du 19 décembre 2005 de financement de la sécurité sociale pour 2006, le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) rassemble les acteurs du système d’assurance maladie et des personnalités qualifiées, et contribue à une meilleure connaissance des enjeux, du fonctionnement et des évolutions envisageables des politiques d’assurance maladie. Les travaux du HCAAM (rapports et avis), élaborés sur la base d’un programme de travail annuel et de saisines ministérielles, sont publics et peuvent être consultés sur le site Internet de la sécurité sociale.

Cet avis s’inscrit dans le prolongement de la contribution du HCAAM du 24 mai 2018 à la Stratégie de transformation de notre système de santé, proposant la constitution de réseaux de proximité portant la responsabilité populationnelle en matière de santé publique, prévention et promotion de la santé. Il définit les conditions de déploiement de la prévention et de son financement dans un cadre de droit commun au sein de la nouvelle organisation à mettre en place. Il s’agit d’inscrire la prévention dans l’activité courante des professionnels de santé et d’articuler leur intervention avec celle des autres acteurs dans les territoires. Le développement concomitant des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et des contrats locaux de santé (CLS) dans un format rénové doit être mobilisé au service de cette priorité. La prévention est à cette intersection : « santé dans toutes les politiques » portée par les CLS et mobilisation des professionnels de santé au plus près des besoins.

L’application concrète de ces propositions est illustrée à partir de l’exemple de l’obésité.

Cet avis complète celui du 28 juin 2017 qui proposait les éléments de doctrine pour « Refonder les politiques de prévention et de promotion de la santé » en matière d’outillage stratégique, de gouvernance ainsi que les bonnes pratiques d’évaluation pour agir efficacement sur les déterminants de santé à tous les niveaux, en interministériel, au niveau régional et au plan local.

Source : HCAAM, cité par France Stratégie

Le rapport, c’est ICI.

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Atlas de démographie médicale : les données de l’Ordre

Si l’on tient compte du nombre de retraités actifs inscrits à l’Ordre, les médecins toutes spécialités confondues sont 296 755, soit une augmentation de 1,9 % en un an et 11,9 % de plus en dix ans. Mais si l’on retire les effectifs des retraités et des retraités actifs (dont le nombre a augmenté de 67,6 % depuis dix ans), c’est l’inverse qui apparaît avec une diminution de 0,9 % sur la même période, essentiellement dû à l’effondrement de la population de la médecine générale, qui, dans le même temps, a fondu de 7 %.
La France compte 87 801 médecins généralistes inscrits au tableau de l’Ordre, en 2018, sur 198 081 médecins en activité régulière (et 296 755 médecins inscrits au tableau), 85 647 médecins spécialistes (+ 3,1 % en 8 ans), hors médecine générale, et 24 632 spécialistes en chirurgie.
On recense 42,6 % des médecins actifs réguliers exerçant en libéral exclusif (- 10,9 % depuis 2010). Les activités mixtes représentent 10,7 % de l’ensemble des actifs réguliers (-9,3 % depuis 2010), les salariés représentent 47,1 % du tout, avec une croissance de 1,2 % depuis 2017 et de 9,6 % depuis 2010. On en compte que 16 % des étudiants en médecine, qui choisissent le libéral la première année.
L’âge moyen des médecins est de 50,7 ans, avec de forts différentiels : 7 ans de différence par exemple, entre l’âge moyen de la Creuse (54,7 ans) et celui de l’Ille et Vilaine (47,5 ans). La féminisation des médecins en activité se poursuit, et est désormais majoritaire dans 11 départements (Haute- Garonne, Ille- et- Vilaine, Isère, Loire-Atlantique, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Paris, Yvelines, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne). Elle représente 64 % des effectifs des nouveaux inscrits en médecine générale, et 61 % pour les spécialités chirurgicales.
Ces nouveaux inscrits, ont une moyenne de 32 ans, et on y compte 59 % de femmes. 84 % sont diplômés en France, 62 % exercent comme salariés, 75 % ont une activité régulière et 23 % une activité intermittente.
L’Ordre note un « lien inversement proportionnel entre la densité médicale des départements et le pourcentage des médecins à diplôme étranger parmi les médecins nouveaux inscrits », la densité moyenne hexagonale étant de 255 avec un taux médecins à diplôme étrangers de 16 %.  L’Atlas relève ainsi le cas de l’Indre : 167,9 en densité médicale et 77,8 % de médecins à diplômes étrangers, l’Yonne (179 et 64,70 %), le l’Eure et Loire (183,4 et 65,5 %), ou encore la Creuse (184,6 et 100 % – ce qui représente 2 médecins).
En moyenne, les médecins « sortent » (tous motifs de sortie) à 66 ans, mais à 48 ans à Mayotte.

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Source : Conseil national de l’ordre des médecins, in Egora.

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HAS: projet stratégique 2019-2024

L’arrivée du Pr. Dominique Le Guludec à la Présidence de la HAS en décembre 2017 a permis de lui donner une nouvelle impulsion et de reprendre les travaux initiés pour les orientations stratégiques. Sous sa présidence, les travaux ont été menés et enrichis avec le souhait de placer l’innovation au cœur des orientations stratégiques de l’institution. Le projet stratégique 2019-2024 comprend 6 axes :

  1. Faire de l’innovation un moteur de l’action de la HAS et en favoriser l’accès sécurisé
  2. Faire de l’engagement des usagers une priorité
  3. Promouvoir des parcours de santé et de vie efficients
  4. Mieux intégrer la pertinence et les résultats pour l’usager dans les dispositifs d’évaluation de l’offre de soins et de l’accompagnement
  5. Renforcer l’efficience de la HAS
  6. Renforcer l’influence et la présence de la HAS à l’international .

Le projet stratégique a été voté par le Collège en juillet 2018. La HAS s’est dotée en parallèle d’un dispositif de pilotage interne pour assurer la mise en œuvre opérationnelle de ce projet. Pour chaque sous-objectif, le projet stratégique comprend des actions opérationnelles à mettre en œuvre. Pour chacune d’elles, un pilote a été désigné au niveau du service compétent, et une échéance a été fixée avec, lorsque cela était pertinent, un indicateur d’avancement ou d’impact. Le suivi de la mise en œuvre effective du projet stratégique HAS 2024 sera permis par : ƒ le portage des actions par chacun des pilotes désignés au sein de la Haute Autorité de santé ; ƒ la coordination de la mise en œuvre par le conseiller de la direction/présidence en charge du projet stratégique ; ƒ la réalisation d’un état d’avancement par le comité de pilotage stratégique une fois par semestre ; ƒ la formalisation d’un bilan annuel présenté au Collège et diffusé en interne.

Source : HAS.

Le rapport, c’est par ICI.

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Prévention : vers un renforcement du rôle des pharmaciens

Un rapport sur le développement de la prévention a été élaboré en octobre par un groupe de travail1 composé de membres du Conseil national et des différentes sections de l’Ordre national des pharmaciens ainsi que de collaborateurs ordinaux, avec l’appui du cabinet Eurogroup Consulting.

Les recherches documentaires ont été réalisées en lien avec le service de veille documentaire de la Direction des affaires publiques, européennes et internationales de l’Ordre des pharmaciens. Le document a été construit autour de cinq thématiques issues des orientations de la Stratégie nationale de Santé, permettant d’illustrer le rôle des pharmaciens dans les trois principaux axes de la Prévention : primaire, secondaire et tertiaire.

Pour chacune de ces thématiques, un état des lieux de l’implication des pharmaciens en France ou à l’étranger a été effectué et repris sous forme d’encadrés au sein du document. Les réflexions du groupe ont conduit à 15 propositions étayées, visant à renforcer l’implication et la contribution des pharmaciens à ces différents domaines de la prévention.

Source : le rapport, c’est ICI.

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